04/10/2012

Sage-femme, un métier mixte

JRportraitsagefemmeHAINAUT.JPGDepuis le début de sa carrière, voici 30 ans, Patrick Denayer a aidé des milliers de bébés à naître sans que la passion pour son métier de sage-femme ne faiblisse un instant. L’art qu’il exerce pourrait laisser entendre qu’il n’est dévolu qu’à la gent féminine. « Mais nous sommes une petite vingtaine d’hommes en Belgique à pratiquer cette discipline », explique Patrick Denayer, chef de service à l’hôpital André Vésale de Montigny-le-Tilleul. 


« Notre job, c’est la prise en charge et l’accompagnement de la maman et du bébé depuis le début de la grossesse jusqu’à la période qui suit le post-partum. La sage-femme doit faire preuve de beaucoup de patience et de qualités d’observation afin de dépister les éventuelles pathologies qui pourraient survenir tant durant la période prénatale, qu’en salle d’accouchement et après la naissance ».

Outre ce rôle de surveillance et de dépistage, les sages-femmes travaillent main dans la main avec les gynécologues, les anesthésistes et les pédiatres. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elles ne sont pas de simples exécutantes mais réalisent des actes médicaux qui reposent sur un bagage théorique sans faille. « N’oublions pas que nous avons la vie de deux personnes entre nos mains », poursuit Patrick Denayer. « L’accouchement est une période vitale pour le couple. Il s’agit de l’aboutissement d’un désir, ou non, d’enfant. Durant cette période, la sage-femme entre donc dans l’intimité du couple et doit poursuivre son accompagnement ».

Toujours un moment unique

Dans 98% des cas, les accouchements procurent une grande joie aux familles, mais également au personnel médical. « On a beau avoir vu naître 10.000 bébés, pour la maman, cela reste un moment unique. Mais attention, la sage-femme doit conserver une certaine distance pour continuer à dépister les pathologies. Bien sûr, il arrive que nous devions gérer un décès prénatal ou, plus rarement, postnatal. Nous suivons des formations pour affronter ces situations pénibles ».

Aide à l’allaitement, réanimation, déni de grossesse, tabacologie sont des spécificités auxquelles la sage-femme répond également. Le métier, qui nécessite une véritable passion, peut être pratiqué comme salarié ou comme indépendant. Et actuellement, les nouvelles recrues trouvent rapidement du boulot.


Frédéric Dubois

 

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