02/10/2012

Lionel Ongena est technologue en imagerie médicale

santé,technologue,imagerie,radiologieOn n’y pense pas toujours, mais le service de radiologie occupe une place essentielle dans le milieu hospitalier. A la clinique Saint-Luc, à Bouge (Namur), ils sont une soixantaine à en faire partie. Des médecins, des secrétaires et une petite quarantaine de techniciens chargés des manipulations. En général, ces derniers ont acquis leur expérience sur le tas au fil des années. Mais depuis peu, dix ans environ, il existe des études spécifiques menant au grade de bachelier en imagerie médicale. Lionel Ongena, 30 ans, est l’un des premiers, à avoir obtenu ce diplôme quelque peu particulier.


« Trois écoles seulement proposent ce type d’étude en Communauté française, explique ce jeune père de famille habitant Namur. Pour ma part, j’ai choisi l’Institut Paul Lambin à Woluwe-Saint-Lambert. Je m’étais d’abord dirigé vers cette école avec l’idée de devenir laborantin en biologie médicale, mais lors d’une porte ouverte j’ai découvert le métier de technologue en imagerie médicale. Je ne le connaissais pas et c’est sans doute ce qui m’a attiré. Plus le fait que ce boulot, tout en étant proche des gens, est lié aux technologies de pointe. »

Des qualités techniques et humaines

Son baccalauréat de trois ans en poche, Lionel a été vite engagé à Saint-Luc où il a intégré une vaste équipe composée majoritairement de femmes. Mais que fait-il exactement ? « J’accueille le patient et je réalise les clichés à la demande du médecin radiologue. Il faut donc une part de psychologie pour conforter les gens en quelques minutes, ainsi que des compétences techniques afin de maîtriser le vaste appareillage qui permet de réaliser des radios, des scanners, des résonances magnétiques, des augiographies (étude des vaisseaux sanguins), etc. Ces technologies évoluant vite, nous assistons régulièrement à des formations en externe et à des congrès pour apprendre à les maîtriser. » Notre technologue n’a pas envie de rester là. Il y a peu, il a décroché une licence en gestion à l’UCL. « Afin d’évoluer dans la hiérarchie et devenir chef de service », souligne-t-il. Avant de conclure : « Il faut avoir de la rigueur et pouvoir s’adapter aux horaires, mais c’est un chouette boulot si l’on aime les contacts humains et les progrès liées à l’imagerie. »

Christian SONON

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